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Le risque inondation/Zoom sur les sous bassins versants /Islon et Truel

Islon et Truel

Ce système est composé de deux bassins versants distincts :

L’un, d’environ 12 km² ayant pour exutoire le canal d’assainissement de Roquemaure (qui se rejette au contre canal) et drainé par la roubine des Islons et ce canal d’assainissement.

L’autre drainé par la roubine de Truel (et ses affluents le ru de la ville de Roquemaure et le ru de la ville de Sauveterre), de près de 30 km², et qui s’évacue au contre canal en divers endroits.

Ce système est en pourcentage de superficie le plus touché par les inondations, qui touchent les centres urbanisés des communes et les habitats moyennement denses ou isolés périphériques. Il est par ailleurs soumis à des submersions très fréquentes. Pour les crues rares, les hauteurs d’eau atteignent plus d’ 1 mètre par endroits avec cependant des vitesses qui n’aggravent pas le risque.
La commune de Sauveterre est également sujette aux remontées des eaux du Rhône.
Dans la plaine inondable, les pentes sont très faibles, les écoulements sont lents et parfois limités par les infrastructures qui permettent également de repartir les champs d’inondations sur une surface plus importante et donc de limiter les hauteurs d’eau.
Les débits de crue théoriques estimés sont très importants par rapport à la capacité d’écoulement des rûs et des ouvrages. Ces débits sont nettement supérieurs aux capacités d’évacuation des eaux par le canal CNR sous dimensionné.
Les zones urbanisées du système sont largement situées en zone inondable: environ 60 % du secteur urbanisé sur Roquemaure, près de la moitié sur Sauveterre et l’intégralité sur Montfaucon
. Aujourd’hui, 216 ha sont situés en zone inondable (55 ha seulement en 1970), le développement ayant sans doute été accentué par la protection partielle et relative qu’offrent les digues du Rhône.
L’influence de l’urbanisation sur ce secteur encore très majoritairement agricole est faible : inférieure à 10 % pour les crues très fréquentes, négligeable pour les crues rares. Les inondations ne sont donc pas dues à l’urbanisation, mais bien aux conditions d’écoulement, limitées par le contre canal essentiellement.L’impact fort des inondations sur les enjeux humains est largement dû au développement de l’urbanisation dans les zones basses, anciennement lit majeur du Rhône.
La paralysie qu’engendrent les inondations de ce secteur sur l’activité humaine et économique et les infrastructures routières (avec les risques que cela implique pour les services de secours) s’ajoute aux dégâts directs sur les habitations et les infrastructures.
A titre d’exemple en 2002, la Commune de Montfaucon a été particulièrement touchée. 150 demandes d’indemnisation ont été déposées. Le lotissement (lotissement CNR) situé en amont de la RD 101 a été inondé pendant plusieurs jours.
A Sauveterre, les inondations ont particulièrement touché toute la partie basse de la Commune depuis les digues du Rhône jusqu’à la départementale 980. Les lotissements situés en bordure du ru de la Ville ont subit des niveaux d’eau compris entre 0.5 et 1 m. Les dégâts ont été importants : habitations et annexes mais aussi réseau routier et réseau d’assainissement. La commune a également été touchée par des inondations en 1991 et 2004.
A Roquemaure, 995 déclarations de sinistre ont été déposées en 2002 sur la Commune.