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Le risque inondation/Zoom sur les sous bassins versants /Anciens étangs

Anciens étangs

L’évolution de la population est importante sur ce système (la population sur Rochefort a été multipliée par plus de 5 depuis 1975) et le développement de l’urbanisation a donc été conséquent des dernières années. Ce développement s’est fait parfois dans les zones inondables.
Les zones inondables de ce secteur sont en grande majorité constituées de cuvettes naturelles des anciens étangs de Rochefort et de Pujaut, qui asséchés et assainit ont été urbanisés partiellement en périphérie dans des zones encore soumises à un risque d’inondation par rupture de digues ou par débordement en cas d’évènement important. Ces nombreux débordements ont généré en 2002 des hauteurs d'eau pouvant localement atteindre 1,5 m dans la plaine de Pujaut (1,5 m à St Anthelme, 1,5 au niveau du cellier des Chartreux).La RN 580 a également été inondée sur plus d’un km avec une hauteur d’eau jusqu’à 1 mètre.
Les crues ne peuvent être évacuées que par l’intermédiaire des tunnels de Pujaut, dont la capacité est très limitée (environ 8 m3/s) par rapport aux débits de crues. Les eaux peuvent rester stockées plusieurs semaines dans les étangs et les champs d’inondation connexes (zone du Plan, amont RN 580, …), avec des dégâts sur les habitations et les productions agricoles et des conséquences fortes sur l’activité humaine et économique. En 2002, l’eau est restée environ 3 semaines dans la Plaine. Les cultures ont souffert de ces submersions, tous les arbres à noyaux et les jeunes vignes sont morts.
Sur les coteaux et les berges des thalwegs (Malaven, Gorgue, roubine de Saze) les débordements et les vitesses importantes provoquent également des dégâts. Ces débordements sont dus à la faible capacité des roubines mais aussi des ouvrages routiers. Ainsi la crue particulièrement violente de 2002 sur le Malaven a causé de lourd dégâts sur les berges bordant les villages, sur des habitations, des bâtiments publiques et économiques des ouvrages routiers et autoroutiers. En 2002, les karsts qui constituent une grande partie du bassin ont dû se mettre en charge pour aboutir à un ruissellement de surface important (d’ordinaire assez faible).
Les eaux ont donc ruisselé en nappe le long des voiries et au gré des murs de clôtures des constructions vers la plaine au travers des parcelles. Les hauteurs d’eau n’ont atteint que quelques dizaines de cm sur les parcelles (inférieures à 0.5 m). Toutefois les dégâts par ruissellement ont été importants au niveau des voiries et des habitations. Les fossés d’assainissement des voiries ont par la suite joué un rôle important de ressuyage et de drainage.